DMITRY BAEVSKY QUARTET

DMITRY BAEVSKY QUARTET
VENDREDI 15 SEPTEMBRE - ALPILIUM - 20H30

Dmitry Baevsky saxophone
Alain Jean-Marie piano
Yoni Zelnik contrebasse
Bernd Reiter batterie

Formidable saxophoniste alto de la scène jazz new-yorkaise, Dmitry Baevsky est né en Russie. Avec un timbre sombre et chaleureux, une technique redoutable, un sens évident du drive, il est aujourd'hui l'un des saxophonistes les plus en vue. Fils unique d'un écrivain et d'une traductrice, Dmitry grandit à Saint Petersbourg au milieu des livres... Il débute le piano à l'âge de six ans, mais découvre sa véritable passion pour la musique adolescent lorsqu'il fait l'acquisition de son premier saxophone alto.  Bien qu'il n'y ait pas vraiment de musiciens professionnels dans son entourage, sa famille est très liée à la musique. Sa grand-mère joue du violon, et son arrière grand-père, Moisei Beregovsky, est un ethno-musicologue célèbre et respecté qui passera toute sa vie à rassembler les mélodies et paroles de chansons du folklore Yiddish, ainsi que les mélodies de danses traditionelles d'Europe de l'Est (musique Klezmer). Dmitry étudie pendant quatre ans au Mussorgsky College of Music à St-Petersburg avec le brillant saxophoniste russe Gennady Goldstein. A l'âge de dix-neuf ans, Dmitry auditionne pour intégrer le département Jazz de la prestigieuse New School University de New York. Il obtient une bourse pour sa scolarité complète et quitte ainsi la Russie qu'il ne reverra finalement que quinze ans plus tard... A la fin de ses études, Dmitry est un membre à part entière de la scène jazz locale et décide de s'installer définitivement à New York.

En 2005, Baevsky sort son premier CD en tant que leader "Introducing Dmitry Baevsky » (Lineage Records), enregistré avec deux légendes du jazz: Cedar Walton et Jimmy Cobb... En 2009 parait "Some Other Spring" (Rideau Rouge / Harmonia Mundi ) enregistré lors d'une tournée en Europe avec le guitariste Joe Cohn.  Suivront deux albums pour le label Sharp Nine Records: "Down With It" (2010) sur lequel est invité le trompettiste Jeremy Pelt, puis "The Composers" (2012) avec David Hazeltine au piano, John Webber à la basse, Jason Brown à la batterie et le guitariste Peter Bernstein. L'album "Down With It" est resté plus de quatre mois dans les charts Jazzweek (un rapport hebdomadaire des cinquante albums jazz les plus joués sur les stations de radio à travers les Etats-Unis et Canada).

Dmitry a joué et enregistré avec des musiciens tels que Benny Green, Peter Washington, Willie Jones III, Roger Kellaway, Jeremy Pelt, David Hazeltine , " Killer" Ray Appleton, Peter Bernstein, Cedar Walton, Dennis Irwin, Steve Williams, Joe Magnarelli, Ryan Kisor... L'album "Over and Out" est sorti en février 2015 sur le label Jazz Family. Un nouveau disque est en préparation.... Ces dernières années, Baevsky a effectué de nombreuses tournées à travers le monde et son quartet réunit Jeb Patton (piano) , David Wong (contrebasse) et Joe Strasser (batterie).

Presse

Le saxophoniste alto Dmitry Baevsky a grandi à Saint Petersbourg (Russie). La New School of Jazz de New York découvre une démo du prodige ; lui propose, sur le champ, une bourse de quatre ans. L'enfant unique d'un écrivain et d'une traductrice s'installe à l'âge de 19 ans à Manhattan. Il intègre l'enseignement de figures historiques : Buster Williams, Cecil Mc Bee, et Joe Chambers. Partage très vite la scène avec des figures new-yorkaises : citons Barry Harris, Jimmy Cobb, Peter Bernstein, Jeremy Pelt, David Hazeltine, Joe Magnarelli, etc. Son jeu? Imaginez un Charlie Parker exfiltré au 21e siècle, qui aurait écouté ses propres disciples : Sonny Stitt, Jackie Mc Lean, Phil Woods, le Japonais Sadao Watanabe et (pour le feeling), Johnny Hodges. Se superpose, à la volubilité des susdits, la classe des ténors supérieurs (Chu Berry, Ben Webster, Lester Young, Coleman Hawkins, Sonny Rollins). Pour couronner le tout, le virtuose s'exprime avec une personnalité originale. Il attaque chaque titre avec une invention déconcertante, développe des chorus prolixes et cohérents, envoie un son immédiatement reconnaissable. On comprend l'engouement pour le phénomène.

En 2005, premier album. La révélation ! Le calibre s'entoure de Cedar Walton et de Jimmy Cobb. Depuis, la scène internationale applaudit la sonorité distinctive; le discours de plus en plus lyrique; le jeu campé, ultra-véloce, aux tournures frappantes.

Avec The Day After, le sixième album comme leader, Dmitry poursuit son exploration. Il a notamment composé le blues mineur hyper-toniqueRollin', la valse Would You, enfin tressé les harmonies complexes du titreHôtel Baudin. Le quartet présentera l'album de Dmitry fin mars au Duc des Lombards. J'ai discuté avec Dmitry après la cérémonie de remise des prix de L'Académie du Jazz, à Paris, en janvier dernier. Le soliste est membre de l'octet du pianiste Laurent Courthaliac, lauréat du Meilleur Disque Français de l'année 2016 (All My Life, a Tribute to Woody Allen). Ce soir-là, l'octet a deux morceaux. Dmitry a flambé. Le contraire m'eut surpris! On a trinqué pour célébrer le prix. Nous sommes alors convenus de réaliser cette interview par mail.

INTERVIEW DMITRY BAEVSKY

On constate une rupture avec les fondements de votre jeu, devenu plus ample, plus moelleux, moins ancré chevillé à la tradition pré-bop et post-bop : vous reconnaissez l'évolution ?
Le changement dans mon jeu vient sûrement du fait que je m'intéresse aux autres styles. De surcroît, d'autres musiques me fascinent. Attention, je reste très influencé par la tradition, dont le be-bop. J'ajoute que je travaille constamment à approfondir la connaissance de cette tradition. J'essaie autant que possible d'intégrer des influences variées tout en conservant ma propre voix (je l'espère en tous cas). Je tiens enfin à rester fidèle à ce que je considère comme l'essence même du jazz : le swing ! En clair, une mélodie forte, un propos limpide, une harmonie intéressante.

Dans quel esprit avez-vous composé 6 titres ?
Toutes les compositions surviennent d'une façon assez similaire. Je pars d'une idée mélodique qui me semble attirante. Autour, je construis le reste du morceau. Je me rends souvent compte que les thèmes (même si ce sont les miens), subissent une influence à la source : soit le jeu d'un artiste, soit son écriture. Je ne cherche pas à le renier. Cela me paraît très naturel, voire essentiel. Que l'on ne crie pas à l'imitation ! Plutôt à la façon d'élargir mon univers musical.

Rollin' est un blues superbe : qu'aviez-vous en tête en l'écrivant ?
Je voulais écrire un blues de 24 mesures depuis quelques temps. J'avoue ne plus me souvenir de l'intention lorsque la mélodie est apparue. Cependant je vous assure que je me figurais parfaitement le groupe en train d'interpréter le morceau.

Comment avez-vous travaillé avec la formation ?
J'ai créé le groupe il y a 8 ans. On ne répète pratiquement jamais, même pour les compositions nouvelles. Tous trois sont des musiciens incroyables, de plus très demandés. David Wong (contrebasse) est membre des groupes de Roy Haynes, de Benny Green. Jeb Patton (piano) joue depuis plus de 10 ans avec Jimmy Heath : il fait également partie du quartet de Charles McPherson. Joe Strasser est un batteur fantastique : il accompagne Kyle Eastwood, Sam Yahel, Harold Mabern, Peter Bernstein, Eric Alexander. On travaille vite : je leur communique le répertoire juste avant le concert ou l'enregistrement.

Comment s'est passé l'enregistrement du disque ?
L'enregistrement de ce disque a été fait en une journée, comme pour les précédents albums. Nous sommes arrivés au studio : 6 heures après c'était dans la boîte ! On a passé en revue l'intégralité du matériel (dix compositions), en ne dépassant pas deux prises par morceau. L'aboutissement d'un album peut s'avérer fastidieux ; des divergences ou des blocages peuvent apparaître. Pas là. Pas l'ombre d'une anicroche. Nous avons bouclé l'affaire comme sur des roulettes !                                                                                      Bruno Pfeiffer (Libération)

"Son précédent concert parisien nous avait laissé bouche bée. Dmitry Baevsky est LA révélation du saxophone alto" TSF JAZZ

"Saxophoniste absolument passionnant. L'alto Con Brio." Alex Dutilh, FRANCE MUSIQUE.

Jeb Patton
Jeb Patton s'est forgé une solide réputation et s'impose comme l'un des pianistes les plus brillants et appréciés de la scène jazz new-yorkaise. Chacune de ses apparitions fait éclater son talent, avec un jeu énergique, swinguant, inventif et empreint de classe.
Tout comme le pianiste Sir Roland Hanna avec qui il a étudié, Jeb a une formation classique et s'avère tout aussi à l'aise en jouant du jazz que du Chopin. C'est sa participation depuis plus de dix ans au groupe Heath Brothers porté par les légendaires Jimmy Heath et Al 'Tootie' Heath qui l'a fait connaître au grand public. Sideman très sollicité, Jeb a notamment joué avec Etta Jones, Jackie Mclean, James Moody, Rufus Reid, Jon Hendricks, Tom Harrell, Jerry Weldon, Roberta Gambarini, Terell Stafford, Jeremy Pelt...

ALAIN JEAN-MARIE piano

Sollicité par les plus grands (de Chet Baker à Lee Konitz en passant par Abbey Lincoln et Barney Wilen), Alain Jean-Marie s'est imposé internationalement comme un artiste majeur du piano be-bop. Musicien discret et subtil, réputé pour son assise rythmique et son amour de la phrase mélodique, il a notamment reçu le Prix Django Reinhardt 1979 et le Prix Boris Vian 1999 de l'Académie du Jazz, le Django d'Or 2000, et le Prix "Coup de coeur" 2008 de l'Académie Charles Cros.
Né en 1945 à Pointe-à-Pitre, Alain Jean-Marie apprend le piano en autodidacte dès l'âge de huit ans. Adolescent, il fait ses débuts professionnels dans les bals en Guadeloupe, et en particulier au sein de l'orchestre de Robert Mavounzy.  En 1973, Alain Jean-Marie s'installe à Paris. Rapidement reconnu comme un partenaire de premier choix, il est abondamment sollicité depuis lors, et accompagne régulièrement les plus grands : Chet Baker, Sonny Stitt, Art Farmer, Johnny Griffin, Lee Konitz, Bill Coleman, Max Roach, Christian Escoudé...

YONI ZELNIK contrebasse

Yoni Zelnik est un très grand contrebassiste né à Haïfa en Israël, il commence par jouer de la basse électrique pendant son adolescence dans de nombreux groupes de rock, il étudie ensuite le jazz et la contrebasse à l'académie de musique de Jérusalem et part en 1995 à paris pour étudier au CIM. Depuis il s'est installé à paris et se produit sur la scène française et internationale, il a déja participé à plus de 50 disques avec des artistes comme You Sun Nah, Géraldine Laurent, Sophie Alour, Laurent Coq, Sandro Zerafa...

BERND REITER batterie

Bernd Reiter est né en 1982 à Leoben en Autriche.
Il commence à jouer de la batterie à l'âge de 6 ans et étudie à l'Université pour la Musique et les Arts Dramatiques de Graz. Parmi ses professeurs, au fil des années, on peut citer quelques légendaires batteurs : Billy Cobham, John Riley, Lewis Nash, Charli Persip, Jimmy Cobb...
Il joue et enregistre avec des musiciens de jazz de renommée internationale tels que Charles Davis, Kirk Lightsey, Don Menza, Mundell Lowe, Steve Grossman, Eric Alexander, Jim Rotondi, John Marshall et beaucoup d'autres. En 2006, il obtient une bourse d'études dans le cadre du Prix Hans Koller et part à New York pour plusieurs mois. Depuis 2012, Bernd Reiter est installé à Paris où il s'est forgé une solide réputation.

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